Assurance qualité logicielle : le duo humain-process qui fonctionne 

QA testers collaborating on software at laptops: Offshore Staffing & BPO Across 6 Countries

Tester un logiciel avant sa mise en production est une étape incontournable, mais rarement celle sur laquelle une équipe de développement souhaite concentrer le plus de temps. Les tests manuels, les tests de régression, la validation utilisateur suivent des plans de test précis et répétables, exactement le type de travail qui se prête bien à une externalisation, à condition de poser les bonnes bases documentaires dès le départ. 

Cette réticence naturelle des développeurs à consacrer du temps aux tests n’est pas une question de compétence, mais de priorité : le temps passé à tester est souvent perçu comme du temps qui n’est pas consacré à construire de nouvelles fonctionnalités. Externaliser cette fonction permet de résoudre cette tension sans sacrifier la rigueur du contrôle qualité. 


Pourquoi l’assurance qualité se prête bien à l’externalisation 

Le test logiciel repose largement sur l’exécution de plans de test définis à l’avance : tests fonctionnels, tests de régression, tests multi-navigateurs ou multi-appareils, validation utilisateur. Cette nature procédurale permet à une équipe externalisée bien formée d’exécuter ce travail avec la même rigueur qu’une équipe interne, dès lors que les critères d’acceptation et les standards de remontée d’anomalies sont clairement documentés. 

Les équipes spécialisées dans ce domaine ont généralement une bonne maîtrise des outils standards du secteur : gestion de tickets, automatisation de tests, suivi de bugs,  ce qui simplifie l’intégration avec les processus déjà en place côté client. 

Cette familiarité avec les outils standards réduit considérablement le temps d’intégration initial : plutôt que de former une équipe à des outils inconnus, l’essentiel du temps de démarrage peut être consacré à la compréhension du produit lui-même et de ses spécificités fonctionnelles. 


Ce qui fait la différence entre un bon et un mauvais résultat 

La qualité du résultat obtenu dépend directement de la clarté des instructions transmises. Une consigne vague du type « tester la nouvelle version » produit des résultats tout aussi vagues. À l’inverse, des suites de tests structurées, des critères d’acceptation précis et une classification claire de la sévérité des anomalies permettent d’obtenir une couverture de test fiable et cohérente. 

Commencer par les tests manuels et l’assurance qualité fonctionnelle reste l’approche la plus courante avant d’élargir vers des fonctions plus complexes comme les tests de performance ou l’automatisation avancée. 

Cette progression par étapes permet également d’évaluer la fiabilité de l’équipe externalisée sur un périmètre limité avant de lui confier des responsabilités plus étendues, comme la conception même des plans de test ou la priorisation des zones à tester en fonction des risques identifiés. 


Comment démarrer 

  • Documenter les critères d’acceptation. Chaque fonctionnalité testée doit avoir des critères de réussite explicites, pas seulement une description générale du comportement attendu. 
  • Définir un standard de remontée des anomalies. Un format cohérent (sévérité, étapes de reproduction, environnement) évite les allers-retours inutiles entre l’équipe de test et les développeurs. 
  • Commencer par un périmètre de test délimité. Une fonctionnalité ou un module précis permet de valider la fiabilité de l’équipe avant d’élargir à l’ensemble du cycle de test. 

FAQ 

Une équipe QA externalisée peut-elle automatiser des tests, ou seulement les exécuter manuellement ? 

Les deux sont possibles ; beaucoup d’équipes commencent par les tests manuels avant d’introduire progressivement de l’automatisation, une fois les processus de test bien établis. 

Combien de temps faut-il pour former une équipe QA externalisée sur un produit spécifique ? 

Cela dépend de la complexité du produit, mais une documentation claire des critères d’acceptation permet généralement une montée en compétence plus rapide que pour des fonctions moins procédurales. 

L’externalisation de la QA convient-elle aux petites équipes de développement ? 

Oui, c’est même souvent pour les petites équipes que l’intérêt est le plus marqué, faute de pouvoir dédier un poste interne à temps plein uniquement au test logiciel. 

Faut-il donner un accès complet au code source à une équipe QA externalisée ? 

Pas nécessairement pour des tests fonctionnels ou d’interface ; l’accès au code dépend du type de test réalisé et peut être limité selon les besoins réels de la mission. 

Comment mesurer la qualité du travail d’une équipe QA externalisée ? 

En suivant des indicateurs simples comme le taux de couverture des cas de test, le nombre d’anomalies détectées avant mise en production, et la clarté des rapports de bugs transmis à l’équipe de développement. 


Vous envisagez d’externaliser une partie de vos tests logiciels ? Discuter avec un consultant Sourcefit permet d’évaluer le périmètre de test le plus adapté à votre produit. 

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